5 heures du mat, gars tu connais l’histoire
On est froissé les yeux plissés tous à parler au bar
Les célibataires connaissent bien ce regard,
Chassé-croisé, tous à draguer, faudrait pas rentrer seul
J’esquive à gauche parlent à droite mes potes
Puisque la bête est docile fallait que j’tente l’approche
Même si la bière et les néons changent en belles les moches
Elle était sur d’elle pas besoin d’en faire l’éloge
Elle était taillée comme une kamikaze
Une bombe humaine prête à se lâcher pour être amicale
Peu d’espace restait entre ces deux seins, l’extase,
Prise dans le cuir, les yeux langoureux, elle me rendait barge
J’ai mis d’côté ma conscience mariée,
Rangé ma bague et mes promesses de jamais m’cacher
Même si mes pieds jouaient les rebelles j’aurais du m’écarter
J’aurais dû m’battre contre mes démons.
Mais qu’est-ce que t’aurais fait ?

Refrain :
(CAN you you believe it ?)
Sois pas surpris, frangin, personne n’est parfait
Je sais j’suis comme toi
(CAN you you believe it ?)
J’essaye d’le faire, frangin, garder la tête froide
Mais parfois j’suis comme toi
(CAN you you believe it ?)
Tu sais qu’on n’est pas des anges
On a pas la chance de tous avoir une bonne image
J’aimerais changer, frangin, mais quand la vie s’offre à toi
T’es comme moi

Un truc de dingue un sac et un flingue
Dix mille billets d’envie brûlant d’me servir
J’attends qu’mes démons viennent me prier d’éteindre
L’incendie de mon compte en banque qui me torture
À ce moment-là, j’vois rien de personnel
Entre la police et moi y’a rien d’exceptionnel
Je souffle un peu, tente de rester zen
Tant qu’les billets sont dehors j’évite de faire du zèle
La belle vie et des vacances de rêves
La torture si la poisse se lève
A priori ce monde me paraît trop brutal
Faut qu’j’file à l’anglaise à Ouidah pour une escale
Ma conscience parle mais sa voix s’barre
Même si les ennuis me guettent faut qu’j’tente l’histoire
Pas vu, pas pris profitons de l’occase
Dis-moi qu’est-ce t’aurais fait à ma place, sans blague

Refrain

Dis-moi pourquoi tout c’qui paraît si brutal
Comme le sexe ou bien les drogues
Sont si bons mais rendent sales
Le plaisir est létal comme les joies qui parfois
Nous malmènent nous traînent dans les pires des extases
J’ai franchi les lignes, fait tomber des strings
Goutter aux pires qu’il me faudrait une douche
À Lourdes pour expier J’élimine mon surplus et cuve mes alcools
En cure j’aime jouer les sexe toys
Boy, girl, ce monde est trop gourmand !
Dans les bras de Morphée nos excitations nous tourmentent
J’ai bouffé la vie au point d’en vomir un môme
Depuis trône mes vices sur le bord des dance halls
J’quitterai ce monde en manque d’amour entre deux seins
Priant pour qu’vos jours soit beaucoup plus cool
J’essaye de n’pas l’écouter parfois
Cette voix qui m’parle a les mots qu’il faut
Pour m’mettre dans le caniveau

Paroles : Kohndo Assogba
Musique : Kohndo Assogba / Jérôme Fossey

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