C’est l’genre d’ histoire qu’on s’raconte certain soir entre pote
Avec la tête posée sur la fenêtre, en rêvant d’une Maybach
La gueule blindée pleine d’images de femmes que l’on ne paye pas
De fans qui nous envient, bouteilles à l’œil et cristal
Des clubs dans lesquels on s’affale, pour lesquels on s’engueule
Savoir qui n’pourra pas rentrer et va rester seul
Le cul dans son lit d’vant la PlayStation
La main posée sur les parties, blasé, prêt à lustrer l’ennui… frustré
Le genre de récit qui n’faut pas brusquer
Dans les faits divers qui finira illustré
Mal titrée : « la banlieue compte ses sinistrés »
Combien face à l’appât du gain n’ont pu résister ?
Le vice comme au motel, on le choisit comme un cocktail
Certains finiront sous l’hôtel ou bien deviendront des modèles
Combien de rebelles ont pris Pacino pour idole
Et se prennent pour Scarface sans comprendre que la fin déconne ?

Refrain
They took my clothes, striped my ass naked
Better learn how to love it
Not sure how to make, at least fake it I can’t take it
Oh I should have known all things must past
Was it all for the love of the freedom or for the love of the money

Cash, c’est bien du fric qu’on amasse
Des bifs qu’on entasse au fond des sacs que l’on cache
La coke qu’on ramasse dans les go fast nous attache
Nos rêves on les monnaie dans les coffres que l’on passe
De Madrid à Paris, c’est dans les boîtes qu’on s’éclate
Des teufs qu’on décoiffe, des putes qu’on déplace
Ça ressemble à la chance mais c’est la poisse qui nous guette
On n’respecte que les bandits et les proxénètes
On n’respecte qu’la merde et tout c’qui ramène au sexe
Putain d’monde ! J’n’attendrai jamais l’aumône !
Comme l’autre moi j’aimais brûler les billets dans mes paumes
BM, Cayenne et Benz, ecstasy et coke
Un monde d’hommes à « mille à l’heure » où plus rien n’étonne
Où les potes n’ont le code que de c’qui remplit leurs poches
Où le code est le colt, l’argent pourri notre époque
Il m’entraîne, ce vice à la peau dure, il me gangrène

On nait, on meurt, on vit, on jouit, on crie, on pleure
On brise le cœur de ceux qu’on aime et
On regarde le bonheur s’en aller sans qu’on l’obtienne
Sans qu’la paix apaise nos peines
Même si l’espoir nous est permis
J’n’ai pas souhaité compter les disparus
Cette vie nous a pris des amis au profit d’la rue
Qui maîtrise la rue ? La vengeance est un plat qui rend froid
Qui prend dent pour dent et qui nous rend plus tarés qu’on le croit
On m’a condamné à mourir mille fois
Derrière les barreaux sur le carreau, j’ai tiré la mort au tarot
Le pic et le pendu m’ont côtoyé la vie durant
Le mal peut être endurant, la vertu n’est que plus lente
Le monde que j’ai choisi de piller ressemble à Byzance
De toutes les questions qui demeurent dans l’hall…
Est ce l’argent qui nous contrôle ?
L’argent qui nous contrôle ?

Paroles : Kohndo ASSOGBA
Musique : Kohndo ASSOGBA / Christophe JAMBOIS

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