J’ai plus un rond pour mes notes de restaurant
Plus un euro pas un kopeck tant le patron m’exploite, merde
Mon café m’appelle et les factures explosent
J’fais un virement pour ma baguette un chèque pour mon McDonald
Le propriétaire en plus m’appelle
Tous les mois j’aimerais lui crier qu’il ampute ma paie
Taffe plus gagne plus, faut qu’tu t’fasses de l’oseille
Comme si ma ville et ses complices étaient pickpockets
J’fais des crises de stress voire des prises de têtes
Quand mon banquier se fait happer par le vide des caisses
Respire. Manquerait plus qu’tu sois interdit
Par la Sécu car les temps sont durs aujourd’hui
J’ai pas l’temps tomber malade, j’ai trop de taf
Qui s’accumule sans que les euros s’entassent,
Tu vois l’drame Je sais qu’j’aurais b’soin d’faire des abdos ?
T’façon j’pourrais courir après l’métro, bordel

Il me faut du cash, des plaques comme au poker
Y m’manque une paire d’as et une dame pour me refaire
J’ai pas les bonnes cartes, faut qu’je change de tactique
Et j’en ai ras l’bol quand l’horoscope m’explique
Pourquoi j’ai pas d’bol, pourquoi j’ai pas d’fric
Pourquoi j’ai pas l’moral, pourquoi j’ai pas d’prime
Pourquoi les meufs me toisent, pourquoi j’me sens speed
Pourquoi la chance délaisse les gens qui transpirent
J’loupe mon bus et me casse les dents
J’me sens aigri les vendredi comme le reste du temps
Devant les boîtes funk parler au videur m’détend
Quoiqu’jaimerais plus rentrer dans les clubs tu piges ?
J’me sens opé pour être VIP
J’l’ai mis dans mes priorités tous les soirs quand j’prie
Quand même mon président s’prend pour Fifty Cent
Et nous on galère à remplir les caisses Quand même !!

J’revends mes soucis pour être millionnaire
Branleur à plein temps développe un esprit débrouillard !
Les rêveurs vivent d’espoir. Taffer reste un sport
Le prix d’l’amour a tendance ces jours à battre des records
Quand le téléphone sonne, souvent l’portefeuille pleure
Mon avocat laisse planer comme un doute qui sens le cramé
J’cours après l’or car mon ex me lynche
Le juge épluche tous mes revenus, ma femme change de seins
J’prends les paris tous les lundi de tenir jusqu’au samedi
Le Tranxène m’apaise malgré mes putains de crédits
Les factures me font comme des fractures
J’y perds un poignet à chaque courrier que je capture
C’est l’branle-bas de combat, frangin, faut de la maille
J’aimerais trouver le bon numéro, p’t’être une riche pas vieille Chiche ?
Tant qu’y a de la vie y a de l’espoir paraît-il ?
Demain je me lève et trouve une fille tranquille, enfin…?

Paroles : Kohndo Assogba
Musique : Kohndo Assogba / Sébastien Artigue

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